A ploneis

« J’ai raté Vicenzo en novembre dernier lors de la 2ème rencontre départementale jeunesse de Briec, c’est pour cela que je suis là ce matin ! ».
Avec la CAF 29, la FCSB anime depuis 2 ans sur le Finistère, des rencontres territoriales pour promouvoir le dispositif « On s’lance »,  mais également pour favoriser la rencontre, les échanges entre les acteurs de la jeunesse. Pas moins de 50 matinées ou soirées ont rassemblé plus de 500 participants (élus à la jeunesse, professionnels, responsables associatifs, parents…). Il s’agit à chaque fois de réfléchir ensemble à la place des jeunes sur le territoire, à la prise en compte et la valorisation de leurs initiatives. « Ce qui est m’intéresse dans ces rencontres, c’est la diversité des entrées pour aborder cette question ». En 2016, Joëlle Bordet avait abordé la question de la place des politiques jeunesses locales.Hier et avant-hier, Vincenzo Ciccheli est venu sur le thème : « Globalisation, Jeunesse et Culture ». Trois conférences ont été proposées. Mercredi après-midi à la MPT Centre Social de Landerneau et en soirée à Plabennec puis jeudi matin à Ploneis accueilli par le Centre social Ulamir Bro Glazik.

A Plabennec

« Nous vivons aujourd’hui dans un monde qui s’est profondément globalisé. Les œuvres et contenus culturels circulent de manière croissante dans le monde et contribuent à façonner des répertoires et des goûts juvéniles désormais internationalisés. » Nos jeunes sont les enfants de la globalisation. Mais quelles sont ces références culturelles internationales ? « Game Of Thrones qui a battu tous les records d’audience, Waka Waqua, l’hymne de la coupe du monde de football interprété par Shakira, chanteuse colombienne qui fait carrière aux Etats-unis, ou encore Naruto, personnage de manga japonais… » Toutes ces références sont aujourd’hui partagées par les jeunes français.

A Landerneau

« Mangas, comics, films asiatiques, blockbusters hollywoodiens, séries sud-coréennes …. Que ce soit dans le domaine de la pop musique, des jeux vidéo, des séries télévisées, de la littérature ou du cinéma, la globalisation des industries culturelles et la circulation des œuvres et des contenus, facilitée par la technologie numérique, sont ainsi des facteurs majeurs de l’internationalisation des répertoires de consommations et des imaginaires culturels des jeunes ».
Qu’ils soient de Guisseny, de Brest ou de St Divy, les jeunes vivent aujourd’hui dans ce monde globalisé. Si nous avons bien compris les propos de Vicenzo, on pourrait dire que toute la planète est devenue un immense système interconnecté, avec ses dangers (le réchauffement climatique, les guerres, le terrorisme…), mais c’est aussi un formidable espace de diversités culturelles. Il est essentiel de mettre aussi en avant cet aspect des mutations. « Nous vivons dans un monde qui se caractérise par l’immédiateté. Il convient donc de comprendre comment les jeunes vivent, se réfèrent à ce monde complexe pour devenir les citoyens de demain ».
Suite à cet exposé très écouté, la réflexion s’est portée sur le rôle des accompagnateurs (parents, élus, éducateurs,…). Des professionnels ont exprimé le fait que la transmission ne se fait plus de la même manière. Il y a encore quelques décennies, le savoir, la culture se transmettaient plutôt de manière descendante (par les grands-parents, les parents, les enseignants…) ou encore par le biais des livres.

 

Article rédigé par : Jean Davoust