Trois questions à Pierre GARNIER, Président de la FCSF

recoucou

Quel regard sur la journée « Développement Durable » et Centres sociaux du 28 juin*, à la Caisse des Dépôts et Consignation ?

C’est très positif, même si nous n’étions pas très nombreux. L’enjeu Développement durable concerne tous les centres sociaux, car c’est une évolution majeure de la société. Cette dernière rencontre a notamment été marquée par l’intervention de Jean-Paul Le Divenah (Directeur de cabinet de Valérie Létard, secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Écologie) qui a exposé les convergences possibles entre l’action des centres sociaux et les politiques publiques en faveur du développement durable. Au-delà du thème choisi, ces rencontres visent à présenter aux parlementaires les spécificités du centre social et la plus-value territoriale qu’il représente.

De plus en plus de députés, de sénateurs sont contactés par nos initiatives afin de leur montrer ce qu’on fait dans le réseau des centres sociaux. Notre demande aux élus de la nation est d’être en appui au fonctionnement des équipements et de l’action des équipes qui les animent. Mais cela n’est pas la seule affaire de la FCSF, mais bien de tous ! On se doit de relayer ce que fait la fédé, si nous voulons des résultats. Les élus doivent sentir qu’on est à tous les niveaux. C’est la force du réseau dans unepériode d’incertitude. La RGPP nous invite à faire autant avec moins de moyens. Le danger est de se retrouver en prenant de plus en plus de services pour compenser la baisse des moyens. Attention à ne pas s’éloigner de notre cœur de métier !

 

Vous venez d’être réélu à la tête de la Fédération, quel bilan ?

En effet, je repars pour un mandat de 3 ans . A Boulazac en 2007, j’avais accepté le challenge. On ne refait pas l’histoire. Dans un premier temps, il fallait resserrer les boulons au niveau finance : se séparer du Pôle Europe qui n’apportait rien, stabiliser les finances et réorganiser une équipe plus resserrée, avec une volonté d’être présent dans le réseau pour conforter le fédéralisme, repenser la communication pour un réseau plus collaboratif. Les 15 mesures d’Arras ont été appliquées !* L’organisation matérielle de l’accueil rue Montcalm (siège de la FCSF) a été revue. On n’a pas perdu le contact avec la CNAF, la DGAF qui renouvellent leur conventions.

Alors, les perspectives ?

L’Assemblée générale a validé l’objectif « Congrès » pour 2013. Une grande mobilisation est à engager auprès des adhérents, pour faire de ce rassemblement un succès pour les centres sociaux, et asseoir notre reconnaissance.

La démarche congrès n’est pas suffisante. Nous allons, au cours de ces 3 années de préparation, travailler par paliers. D’abord, il y a des situations sociales indignes, des discriminations, de l’isolement…). Une étude sur l’isolement des personnes montre combien la personne n’a plus d’existence, devient « hors-circuit ». Que fait-on pour faire face ? Voilà, il faut faire passer le message.

Il y aura des temps de sensibilisation, d’expérimentation, de démonstration. Notre idée est de sortir un argumentaire facile à défendre. Les enjeux seront sur la transformation, l’adaptation sur les territoires, montrer qui on est, sur le terrain, être visible, démontrer notre utilité sociale.

Il nous faut avoir un « agrément » opposable sur les territoires, et développer les partenariats locaux.