Coopérer….pour quoi faire ?

recoucou

Bien plus que des lieux de rencontres et d’activités, les centres sociaux sont des projets d’action mûris collectivement avec les habitants et des partenaires institutionnels. Ils ont pour objet de répondre localement aux problèmes concrets des personnes et des familles et aux enjeux du mieux-vivre ensemble sur un territoire. Ils appellent à la constitution d’une politique du développement social, participatif (développement des personnes et des territoires) fondée sur les capacités d’actions collectives des individus. Ils affirment que les principes et les modes d’action qu’ils mettent quotidiennement en pratique génèrent une plus-value effective et souhaitent apporter leur contribution à cette nouvelle politique de plus en plus nécessaire.

Un projet de cette ambition ne peut prendre forme que s’il met en coopération concrète les acteurs de la société civile et ceux de la société politique.
Depuis 2005 (Congrès de Villebon) la Fédération des Centres Sociaux s’est attelée à co-construire, territorialement, avec les pouvoirs publics, les dispositifs institutionnels et pratiques adéquats que nous avons nommé « pacte de coopération ». Il s’agit de reconnaître l’utilité sociale du projet « centre social », la pertinence de sa démarche globale et participative et la nécessité de le protéger des logiques de découpage et de morcellement qu’induisent la multiplication des dispositifs à durée déterminée et les appels d’offre concurrentiels.

Ces pactes posent les principes d’action propices au développement social des personnes et des territoires. Ils énonceront la nécessité de garantir l’autonomie négociée du projet centre social, sa capacité d’interpellation des acteurs locaux de politiques publiques et sa stabilisation financière.

Dans le Finistère, une longue expérience de partenariat avec la CAF et le Conseil Général a permis d’aboutir à la signature d’un protocole de coopération.
Basé sur des constats et des objectifs partagés, ce protocole constitue pour nous bien plus qu’une simple convention formalisée supplémentaire : un véritable accord « politique », une alliance face aux enjeux de société qui place au centre l’intérêt général, un processus partenarial pour agir, faire évoluer les politiques publiques, travailler ensemble au sens, donner aux habitants d’un territoire davantage de pouvoir d’agir.
Raymond Jegou